Il y a une idée reçue tenace sur la confiance en soi : qu’il faudrait la construire, la développer, la travailler comme une compétence que l’on n’aurait pas encore. Pourtant, ceux qui en manquent vraiment savent que les techniques, respirer, visualiser, se répéter des affirmations, ne touchent pas l’essentiel. En effet, il n’existe pas de confiance en soi durable qui se construise de l’extérieur. Elle émerge. Elle est la conséquence naturelle d’un travail plus profond. Si vous cherchez un hypnothérapeute près de Chinon pour retrouver cette confiance-là, celle qui tient quand la vie secoue, cet article vous explique pourquoi l’hypnose ericksonienne emprunte ce chemin différent.

La confiance en soi n’est pas un objectif , c’est une conséquence
Chercher directement la confiance en soi, c’est un peu comme essayer de s’endormir en se forçant à dormir. Plus on cherche, plus elle fuit. Concrètement, les personnes qui ont vraiment confiance en elles ne passent pas leur temps à chercher à en avoir. Elles ont simplement construit, souvent sans le nommer ainsi, un rapport honnête à elles-mêmes.
C’est pourquoi, dans mon accompagnement, je ne pose jamais la confiance en soi comme objectif de séance. Ce serait travailler sur la vitrine plutôt que sur les fondations. Au fond, ce que j’accompagne, c’est quelque chose de plus fondamental : la connaissance de soi. Et la confiance n’est que le nom que l’on donne à ce qui reste quand on n’a plus peur de ce que l’on est.
Jung, la persona et le Soi : comprendre d’où vient le doute
Carl Jung a distingué deux dimensions essentielles de la psyché. La persona, du latin masque de théâtre, c’est le visage que nous montrons au monde : le rôle social, le comportement adapté, ce que nous croyons devoir être pour être acceptés. Et le Soi, ce que nous sommes réellement, dans nos forces comme dans nos zones d’ombre. Comprendre les archétypes junguiens et leur rôle dans la psyché permet de saisir comment cette approche s’ancre dans une psychologie des profondeurs plutôt que dans une logique de performance.
La perte de confiance en soi survient presque toujours quand cet écart entre persona et Soi devient trop grand. On joue un rôle auquel on ne croit plus vraiment. On porte un masque qui pèse. Et quand une épreuve vient fracasser ce masque, un traumatisme, une trahison, un effondrement, on se retrouve désemparé, parce que c’est souvent le masque qui nous donnait l’illusion de savoir qui l’on était.
Jung le formulait ainsi : ce dont on n’a pas conscience finit par nous gouverner, et on appelle ça le destin. Autrement dit, ce que l’on fuit de soi-même finit toujours par s’imposer. Et l’hypnose, en créant un espace de dialogue avec les parties de nous-mêmes que nous ignorons ou que nous rejetons, permet de réduire cet écart entre le masque et le visage réel. C’est là que la confiance commence à germer, pas comme une décision, mais comme une reconnaissance.
Jeanne d’Arc à Chinon : quand la voix intérieure tient face au doute
Chinon n’est pas un décor neutre dans cette réflexion. C’est ici, dans la grande salle du château royal, que Jeanne d’Arc s’est présentée devant la cour de Charles VII au printemps 1429. Seule, inconnue de tous, dans un monde qui n’avait aucune raison de la croire.
Ce qui est frappant dans cette histoire, du point de vue de ce qui nous occupe ici, c’est que Jeanne n’a pas cherché à convaincre qu’elle était crédible en adoptant les codes de la cour. Elle n’a pas construit une image. Elle a simplement parlé depuis quelque chose d’intérieur qui ne vacillait pas. Ce contact avec une certitude profonde, que la psychologie jungienne reconnaîtrait comme un lien au Soi, est exactement ce que l’hypnose ericksonienne cherche à retrouver.
Cette image me revient souvent avec les personnes que j’accompagne. Certains avaient, avant l’épreuve, cette voix-là, une certitude intérieure, une façon d’avancer sans trop se questionner. Et puis quelque chose a eu lieu. Et la voix s’est tue. Pourtant, elle n’a pas disparu. Elle a été couverte par le bruit du doute, de la honte, de la peur du regard des autres. Ce que l’hypnose permet, concrètement, c’est de créer le silence nécessaire pour l’entendre à nouveau.
Ce que l’hypnose fait, et ce qu’elle ne fait pas
L’hypnose ericksonienne ne vous installe pas une confiance artificielle. Elle ne vous fera pas répéter des affirmations jusqu’à y croire. Ce n’est pas son rôle.
En revanche, elle permet d’accéder, dans un état de conscience modifiée, aux couches plus profondes où résident les croyances limitantes forgées par l’histoire. Ces convictions inconscientes, je ne suis pas à la hauteur, je n’ai pas le droit de prendre de la place, si je montre qui je suis vraiment je serai rejeté, se sont souvent installées bien avant l’épreuve récente. Elles ont leur propre logique. C’est en dialoguant avec elles, en les comprenant plutôt qu’en les combattants, qu’elles commencent à se transformer.
C’est pourquoi j’utilise la métaphore du temple intérieur : non pas une construction que l’on érige de zéro, mais un édifice que l’on apprend à habiter. Ce que signifie concrètement le temple intérieur en hypnose détaille cette métaphore et son application clinique. La confiance en soi, c’est en quelque sorte savoir que l’on peut habiter son propre espace intérieur, même quand il est imparfait.
Le programme La Traversée : un cadre structuré, pas une gestion de crise
Mon accompagnement s’organise autour de La Traversée, un programme en trois phases progressives : Respirer (retrouver une sécurité intérieure), Rencontrer (explorer ce que l’épreuve a laissé), Exister (reconstruction du sens et relation à soi).
Ce programme n’est pas réservé aux personnes en état de crise aiguë. Il est conçu pour les personnes qui sentent que quelque chose doit changer, à n’importe quel moment de leur parcours. La première phase, Respirer, consiste précisément à stabiliser le système nerveux avant tout travail en profondeur, que vous arriviez avec une souffrance ancienne ou simplement avec la sensation que quelque chose bloque.
La Traversée commence là où vous en êtes, avec les ressources disponibles à ce moment. Un rendez-vous découverte offert permet d’évaluer ensemble si le cadre est adapté, sans engagement. Les séances se tiennent en présentiel à Parçay-sur-Vienne, à moins de 20 minutes de Chinon, ou en téléconsultation.
Mon accompagnement, à quelques minutes de Chinon
Je suis Alexis Courraud, hypnothérapeute installé à Parçay-sur-Vienne, à moins de 20 minutes de Chinon et d’Azay-le-Rideau. Je reçois en cabinet, mais aussi en séances à distance pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer facilement.
Mon parcours personnel n’est pas étranger à ce que j’accompagne. J’ai moi-même traversé cette perte de sens, ce moment où la voix intérieure s’était tue. Ce chemin, fait de lectures, d’immersion dans les mythes, de rencontres avec des personnes qui soignent l’âme, m’a conduit à comprendre que la confiance ne se décide pas. Elle est le fruit d’une rencontre avec soi-même, souvent après que la vie a forcé cette rencontre.
Si vous habitez dans la région de Chinon, Seuilly, Cravant-les-Coteaux, Beaumont-en-Véron, Rivière, Lerné ou les environs, mon cabinet est à quelques minutes de chez vous. Les recherches sur le système nerveux autonome, notamment celles du Polyvagal Institute, éclairent pourquoi un état de sécurité intérieure est la condition préalable à tout changement durable. C’est exactement ce que vise la première phase de La Traversée.
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Questions fréquentes
L’hypnose est-elle efficace pour la confiance en soi ?
Oui, mais pas en travaillant la confiance comme une compétence à acquérir. L’hypnose agit sur ce qui l’empêche d’émerger : les croyances inconscientes, les mémoires qui biaisent la perception de soi, les réponses automatiques de doute ou de repli. En désamorçant ces couches profondes, la confiance retrouve naturellement sa place. Pour comprendre le cadre plus général de l’accompagnement, la page accompagnement détaille l’ensemble du parcours.
Est-ce que l’hypnose convient à toutes les personnes ?
La grande majorité des personnes peuvent entrer en état hypnotique, contrairement à ce que l’on croit parfois. Si vous souhaitez en savoir plus sur comment cela fonctionne concrètement, cet article répond directement à la question de l’hypnose qui ne marcherait pas.
Peut-on travailler sur la confiance en soi sans avoir vécu un traumatisme ?
Oui, tout à fait. Si mon accompagnement s’adresse en priorité aux personnes ayant traversé un choc de vie, la perte de confiance en soi n’exige pas nécessairement un traumatisme au sens clinique du terme. Un sentiment d’inadéquation persistant, une difficulté à s’affirmer, une image de soi abîmée progressivement par les circonstances sont autant de points de départ valides. Ce qui compte, c’est la sincérité de la démarche : vouloir se connaître davantage pour se faire davantage confiance.
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