Vous est-il déjà arrivé de réagir d’une façon que vous ne comprenez pas vous-même ? Une colère disproportionnée, une peur sans objet apparent ou un sabotage inexplicable ? Derrière ces réactions se cachent souvent des figures intérieures que Carl Gustav Jung a nommées archétypes. En hypnose ericksonienne, ces personnages deviennent des alliés précieux pour comprendre ce qui se joue dans votre psyché — et commencer à le transformer.

Qu’est-ce qu’un archétype selon Jung ?
Un archétype est une structure universelle de l’inconscient collectif — une sorte de moule psychique que nous partageons tous, quelle que soit notre culture ou notre époque. Jung a consacré sa vie à étudier ces figures qui organisent notre expérience du monde : le Guerrier, le Sage, l’Amant, l’Artisan, le Visionnaire… Chacune porte une face lumineuse et une face sombre. L’Artisan, par exemple, incarne la maîtrise du concret et la présence au moment présent, mais sa face sombre peut devenir rigidité ou obsession du contrôle.
Ce qui rend les archétypes si puissants, c’est qu’ils ne communiquent pas par des mots mais par des symboles. Pour citer Jung : « Le conscient communique avec des mots, l’inconscient communique avec des symboles. » C’est précisément là que l’hypnose intervient : elle parle le langage de l’inconscient.
Comment les archétypes de Jung éclairent le travail en hypnose ericksonienne
En hypnose ericksonienne, l’état de conscience modifiée permet d’accéder à des couches de la psyché habituellement inaccessibles au mental conscient. C’est dans cet espace que les archétypes se manifestent. Par exemple sous forme d’images, de sensations, de personnages qui surgissent pendant le voyage hypnotique. Le thérapeute ne les impose pas : il crée les conditions pour que votre inconscient les révèle lui-même.
Dans mon cabinet dans la région de Tours, en Touraine, j’utilise ces figures intérieures au sein de mon approche « Reconstruire son temple intérieur ». Les archétypes deviennent alors les habitants de ce temple : certains occupent des pièces lumineuses, d’autres se sont réfugiés dans des recoins sombres après un choc de vie. Ainsi, le travail thérapeutique consiste à rouvrir les portes, à rétablir le dialogue entre ces parties de soi.

Archétypes et traumatisme : quand les personnages intérieurs se figent
Après un traumatisme psychique, certains archétypes restent bloqués dans leur face sombre. Le Guerrier, qui devrait vous donner la force de vous défendre, se transforme en hypervigilance permanente. Le Sage, censé apporter du recul, se mue en rumination sans fin. Le Visionnaire, porteur de vos projets d’avenir, se fige dans la peur. C’est comme si des acteurs du théâtre de votre âme restaient prisonniers d’un rôle qu’ils ne peuvent plus quitter.
L’hypnose permet de rencontrer ces figures figées sans revivre le traumatisme. Autrement dit, c’est le principe de la dissociation libératrice. En créant un espace sécurisé, elle ouvre la possibilité de dégeler ce qui est resté bloqué, de redonner du mouvement à ce qui était immobile. C’est ainsi que la reconstruction peut commencer.
Concrètement : explorer ses archétypes en séance à Tours
En séance, le travail avec les archétypes prend des formes variées. Il peut s’agir d’un voyage hypnotique dans un mythe. Par exemple celui de Narcisse pour se reconnecter à la beauté du monde, ou le Val sans retour de la légende arthurienne pour traverser une épreuve. Il peut aussi s’agir d’identifier les personnages en conflit sur la scène de votre conscience : une partie de vous veut avancer, une autre vous retient. L’hypnose ericksonienne permet alors de trouver la « plus haute raison » qui réconcilie ces opposés — ce que Jung appelait le processus d’individuation.
Ce travail s’inscrit dans le deuxième pilier de mon approche : transformer son temple intérieur. Il s’adresse à toute personne qui ressent un décalage entre ce qu’elle vit et ce qu’elle est profondément — que ce décalage provienne d’un stress post-traumatique ou d’une quête de sens plus large. Je reçois à Parçay-sur-Vienne, à 45 minutes de Tours, à 20 minutes de Chinon et d’Azay-le-Rideau.en Touraine, ou à distance.

Questions fréquentes
Faut-il connaître Jung pour bénéficier de ce type d’accompagnement ?
Pas du tout. Les archétypes ne sont pas une théorie à apprendre — ce sont des figures vivantes que votre inconscient connaît déjà. Pendant la séance d’hypnose, elles émergent naturellement sous forme d’images, de sensations ou de récits. Mon rôle est de vous guider dans cette rencontre, pas de vous donner un cours de psychologie.
En quoi cette approche diffère-t-elle d’une hypnose classique ?
L’hypnose ericksonienne que je pratique ne cherche pas à imposer une suggestion. Elle crée un espace dans lequel votre psyché peut se révéler à elle-même, à travers ses propres symboles et ses propres figures. C’est une approche permissive et respectueuse, qui fait confiance aux ressources de la personne.
Ce travail est-il adapté aux personnes ayant vécu un traumatisme ?
Oui, et c’est même l’un des contextes où il prend tout son sens. Après un choc de vie, certaines parties de soi se figent dans des schémas de survie. Explorer les archétypes permet de renouer le dialogue avec ces parties, de manière douce et progressive, sans jamais revivre l’événement traumatique. Cet accompagnement intervient toujours en complémentarité d’un éventuel suivi médical.
Note : L’hypnothérapie ne se substitue pas à un suivi médical ou psychologique. Elle intervient en complémentarité pour accompagner votre parcours de reconstruction.